Le Cal San et le Gourg des Annelles sont les deux canyons qui servent de terrain de jeu à notre équipe. Ces sites ont été choisis sur le conseil de notre guide, Marc Damaggio, qui en ce début de saison nous promet les conditions idéales pour ce type d’expérience. En effet, les canyons offrent de somptueux décors alternants de grandes cascades pour des rappels de près de 30 mètres, des sauts variés pouvant aller jusqu’à une hauteur de 13 mètres, des failles dans la roche permettant l’escalade et des toboggans aussi ludiques que vertigineux. Enfin ces canyons sont abrités dans des massifs arborant une jolie végétation de printemps et offrent une exposition lumineuse intéressante pour la photographie. « Vous allez vous régaler » nous lance le guide. Le ton est donné et l’équipe s’engage dans les gorges. Nous sommes équipés de combinaisons Néoprène de 5 mm et de sacs étanches dont le tout dernier Lowe Pro Dryzone Rover. Sa base hermétique permet à l’équipe de stocker en toute confiance le petit équipement de l’expédition (batteries de rechange et cartes mémoires essentiellement) et quelques affaires personnelles alors que l’élément supérieur propose un espace de rangement équipé d’un système d’hydratation (réserve d’eau stockée dans une poche souple type hydrapack) bien agréable lorsqu’il vous faut marcher 40 minutes sur un sentier pour rejoindre le prochain canyon. Au plan énergétique, nous emportons des accus supplémentaires ; nous avons opté pour les produits Ansmann. Les premiers sauts et rappels s’enchaînent dans une eau très froide, ce qui nous fait craindre pour l’autonomie de nos batteries Li-Ion. Et c’est là notre première surprise, l’autonomie est excellente : deux accus par jour suffisent à couvrir nos besoins. Le baptême de feu s’engage pour le Mju 720 SW. Dans ce décor sauvage, les réactions de l’équipe sont multiples. Marc témoigne : « Il n’est pas évident de plonger un appareil numérique dans l’eau sans arrière-pensée ! » tandis qu’Olivier constate avec lucidité la température glaciale de l’eau et son débit. Pourtant, le Mju 720 SW tient rigoureusement ses promesses. Sans ménagement, il est tour à tour attaché en bandoulière sous des cascades, coincé sous une combinaison lors de sauts, ou porté à la main lors des traversées à la nage, l’appareil reste étanche. Marc exprime son étonnement : II résiste vraiment bien et en plus il déclenche très rapidement ». Ça tombe bien, Olympus garantie son étanchéité pour une utilisation continue sous l’eau pendant une heure dans la limite de 3 mètres de profondeur. Lors de notre test dans les canyons, l’appareil est régulièrement immergé durant les sept heures quotidiennes de descente sportive. Mieux encore, son étanchéité n’est jamais prise en défaut en dépit de sauts engagés et répétés dans des vasques profondes. Dans ce contexte, le Mju 720 SW se comporte remarquablement, même si les gouttes persistantes sur l’objectif, traces liquides de ses plongées répétées, dénaturent quelques photographies. À l’usage, nous expérimentons une parade astucieuse à cette contrainte naturelle. Il suffit d’appliquer un peu de salive sur l’objectif, et vous bénéficiez des effets d’un déperlant rudimentaire mais terriblement efficace.